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FORMATION SOL

NOUS Y SOMMES TOUS PASSES. C'ETAIT LE DEBUT D'UNE

BELLE AVENTURE


CHERCHEZ BIEN VOTRE ECOLE DE DEBUT ELLE Y EST. ET LES SUIVANTES AUSSI !
ECOLES COMMUNES
Du très répandu forcément quoique pour certains...

ECOLES MECANOS
C'est déjà beaucoup plus fourni avec de très belles pièces, très détaillées et une série beaucoup plus moderne pour les escadrons d'instruction de Rochefort.


ECOLES OFFICIERS
Il y en a une grande diversité et de jolies séries en particulier pour l'Ecole de l'Air avec de très jolies réalisations (regardez les détails du nid en particulier)


ECOLES DE SPECIALISATION
Relativement peu nombreux au regard des nombreuses spécialités. Ils sont en général très jolis pour les anciens.


JEUNESSE ET MONTAGNE
Période sombre s'il en est une, l'épopée de l'organisation "Jeunesse et Montagne" n'en est que plus belle à faire ressortir alors que les rancoeurs s'estompent. Elle est la preuve qu'une armée défaite peut se préparer, dés le lendemain de la débâcle à reprendre le combat en toute légalité en formant ses cadres et en gardant son esprit de corps au travers d'activités communes. Aujourd'hui tous nos officiers passent en stage montagne à Ancelle. Malheureusement personne n'y apprend plus que ce chalet a été créé par les groupes Jeunesse et Montagne (JM). Aujourd'hui comme hier cette montagne sert à forger dès le début de l'année scolaire un esprit de corps au sein d'une population disparate qui y apprend à se serrer les coudes dans la souffrance et parfois la douleur.


Organisation

L'unité de base de JM est l'équipe qui comprend 2 patrouilles de 12 volontaires regroupés dans un chalet situé entre 1000 et 1500 mètres. Ces équipes sont autonomes et sont jumelées pour former un groupe, le chef d'une des 2 équipes étant le chef du groupe.
Un encadrement technique, qui fait toute la richesse de l'alliance de l'Air et de la Montagne, existe à chaque niveau : un Instructeur Alpin pour le groupe d'un niveau de guide ou de moniteur de ski et un Moniteur Alpin, aspirant guide ou élève moniteur de ski, pour l'équipe et la patrouille.
Ceci fait un riche encadrement mais ce taux d'encadrement a toujours été une spécificité Air qui perdure aujourd'hui encore et est lié à son caractère technique.
Au dessus du Groupe on trouve le Centre qui administre et ravitaille de 4 à 6 groupes répartis sur des vallées contigües.
Au dessus du centre se trouve le Groupement qui comprend en général un centre bas ou PC situé près d'une grande ville et qui administre alors que les centre hauts sont proches de leurs Groupes.
Il existe enfin un centre Ecole et un commissariat général qui passe de Chambéry à Grenoble dès octobre 1940.
Les groupements seront ceux de:
SAVOIE : PC à Challes les Eaux, centres de Gail, Paturaud Mirand, Bruneau et Pascal
HAUTE SAVOIE : PC à St Pierre de Rumilly, centres de Petit de Mirbeck, Hyvernaud et Guillaumet.
DAUPHINE : PC à St Bonnet en Champsaur puis à Gap, centres de Tacquard, La Herverie, Chezelles et Pasteau.
PYRENEES : PC à Lourdes qui deviendra commissariat régional pour les deux groupements des Pyrénées.
VIGNEMALE : PC à Lourdes, centres de Castagnier, Mailloux, Arnoux et Assolant.
COMMINGES : PC à Luchon, centres de Scott, Lamon et Hertaut.

L'historique qui suit est extrait d'un numero spécial de la revue SYMBOLES ET TRADITIONS de 1990 écrit par Serge Larcher et Jean Simon. Association d'études historiques fondée en 1944 Symboles et Traditions est ici parfaitement dans son rôle puisque les auteurs ont recueilli les témoignages d'acteurs directs de cette époque.
1940 Jeunesse et Montagne fille de l'Air:

Après l'armistice de 1940, les écoles de l'Armée de l'Air sont dissoutes. Les allemands empêchent ainsi toute résurgence d'une aviation capable de reprendre un jour le combat. Dans l'esprit de l'appel du 18 juin certains pensent déjà qu'il faut conserver une activité de formation sans éveiller les soupçons des Commissions d'Armistice de Wiesbaden et de Turin.
Au Département de l'Air, le général PUJO, secrétaire d'Etat à l'Aviation, le Général PICARD, chef d'Etat major de l'Armée de l'Air et le Général BERGERET, négociateur des clauses de l'armistice pour l'Armée de l'Air essayent d'en sauvegarder le potentiel humain.
Ils ont l'idée de créer un vaste mouvement de jeunesse et seront aidés en cela par l'ex Commandant de l'Aviation de Chasse :le Général d'HARCOURT, Secrétaire Général à la famille et à la jeunesse et par le Cne de ROUSSY de SALES de son état major.
De ce mouvement seront détectés les meilleurs éléments, futur personnel navigant. Le cadre de cette sélection sera la montagne car les massifs montagneux sont en zone libre, d'accès difficile permettant de camoufler au mieux à l'occupant l'activité réelle. La montagne quant à elle offre un cadre difficile et formateur mettant en exergue le goût du risque et de l'effort.
De plus l'aviation envoyait ses navigants en stage d'oxygénation et Pierre Cot Ministre de l'Air de 33 à 36 avait lié des liens avec le Club Alpin Français (CAF); les connexions avec la montagne existaient donc dèjà.
Jeunesse et montagne (12000 membres en 4 ans) n'aura pas le même retentissement que les Chantiers de Jeunesse (100.000 contre 3300) en raison de la sélection physique (qui reprenait quasiment les standard du personnel navigant) et du fait de l'éparpillement en petits centres en montagne. Ces centres au travers leurs parrains honoreront des aviateurs morts au combat et quelques chasseurs alpins car nombre d'entre eux, dont les unités ont été dissoutes rejoindront le mouvement.
Cependant seules quelques équipes parmi les centaines se doteront d'un insigne, fabriqué en général par Augis à Lyon ou Paquet à Grenoble qui sont en zone libre, de même les insignes en tissu seront en fil de soie de Lyon. Les insignes sont réalisés en général en aluminium qui est peint. Fabriqués à une centaine d'exemplaires voire moins, un ou deux sont quelquefois réalisés en métal et émaillés.
Le Cne Faure, montagnard et ancien chef de l'équipe de France de ski aux JO de Munich, s'entretient à Londres avec le Gal De Gaulle et se rend à Vichy auprés du Gal d'Harcourt qui sur proposition du Cdt Coche le charge d'organiser Jeunesse et Montagne grâce à ses contact avec l'Ecole de Haute Montagne et la Compagnie des guides de Chamonix. Le Cne Roussy de Sales sera le commissaire du mouvement et le Cdt Coche trouve le nom de JEUNESSE et MONTAGNE et rédige un appel diffusé sur toutes les bases et entrepôts de l'Armée de l'Air appelant les jeunes aviateurs desoeuvrés à redonner sens à leur vie.
L'appel se termine ainsi "Et vous pourrez ainsi, vous les jeunes, en qui les ailes françaises mettent tout leur espoir, continuer malgré tous les revers à 'FAIRE FACE' " reprenant ainsi la devise de Guynemer et de l'Ecole de l'Air.
Le mouvement est créé le 15 août 1940 et les officiers et sous officers encadrant les jeunes quittent le cadre actif de l'Armée de l'Air et servent au ministère de la jeunesse. Les volontaires sont démobilisés et prennent le statut de "requis civils".
J.M compte 1700 membres en octobre, la 1ere école de cadres est créée à Chaillol dans l'Oisans et Roussy de Sales prend la tête du mouvement et est secondé par le Cne Rouillon de l'Infanterie Alpine. Les moyens financiers sont faibles et c'est l'armée qui fournira équipements et matériels.


1941 L'année charnière:

Le succès de la formule inspirera à Vichy la création d'un Service National Obligatoire pour soustraire la jeunesse à l'oisiveté mais aussi pour la structurer et créer des réseaux. Le SNO, créé le 18 janvier, s'effectuant au sein des Chantiers de Jeunesse, ceux ci prévoient de s'installer en montagne ce qui signifie l'absorbtion par dilution de JM.
C'est de haute lutte, et gràce au Gal Bergeret, que JM reste sous l'autorité du Gal d'Harcourt et garde sa spécificité Air car le Gal de la Porte du Theil fait tout son possible pour absorber JM dans son organisation "terrienne" (il ne faut pas oublier que l'Armée de l'Air n'a quitté le giron de l'Armée de Terre que 6 ans plus tôt).
De guerre lasse le 28 juillet 1941 le Gal de la Porte du Theil accepte enfin que JM soit rattachée au Secrétariat d'Etat à l'Aviation.
Dès février 41, le Cdt Archaimbault responsable des mouvements de jeunesse auprès du Gal d'Harcourt rouvre clandestinement au chateau de Bellevue près de Toulouse l'Ecole de l'Air sous le sigle CSEO avec la promotion 40-41 STEUNOU.
Contrairement aux Chantiers où s'effectue le service obligatoire les jeunes de JM effectuent leurs 8 mois de service uniquement sur volontariat et ont un lien direct avec l'aéronautique ou la montagne.
Les volontaires auront bien souvent à construire leurs chalets et travailleront aux champs, aux coupes de bois, aménagement de refuges et d'itinéraires. Le soir on débat des grands problèmes sans entrer dans le débat politique et les jeunes sont en contact direct avec leurs cadres. L'équipe est la cellule de base qui cimente le groupe.


1942 l'épanouissement du mouvement:

Après les Alpes des groupements s'ouvrent dans les Pyrénées, des centres de vol à voile fonctionnent au profit de tous. Un groupement représente 800 hommes répartis en 3 ou 4 centres.
En association avec JM se développe la formation des apprentis de l'Air qui travaillent au profit des A.I.A (Ateliers Industriels de l'Air). Le commandant Archaimbault suggère la création d'internats. En juin 42 des centres de jeunesse sont rattachés à tous les AIA et dès l'été des camps de vacances sont organisés au sein de JM au profit des apprentis de l'Air, la famille aérienne s'élargit ainsi autour des structures dynamiques de JM dont les cadres viennent encadrer les jeunes internes dans les centres attachés aux AIA.
L'école des cadres s'installe définitivement à Montroc et sous les ordres du Cne Thollon qui prépare l'organisation de la résistance dans le région de Lyon, elle réalise quelques exploits comme l'ascension du Mont Blanc à 65 cadres et volontaires.
En novembre, à la veille du débarquement en AFN le Gal Bergeret à Vichy décide de rejoindre Alger et charge Thollon et Archaimbault de préparer Jeunesse et Montagne à la résistance. Le 11 novembre la zone sud est envahie, l'armée d'armistice est dissoute, de nombreux cadres sont libérés vers les Chantiers de Jeunesse ou Jeunesse et Montagne.


1943 l'année difficile :

Le général d'Harcourt est arrêté puis relaché et le général Carayon devient chef d'état major de la défense aérienne avec l'assentiment de De Gaulle. Il prépare avec l'ORA (Organisation de Résistance Armée) le passage de JM et de l'Armée de l'Air à la résistance.
Ces plans seront en partie remis en question lorsque le gouvernemet de Vichy impose le STO (Service du Travail Obligatoire) dont les premières recrues seront le réservoir constitué par les Chantiers de Jeunesse et Jeunesse et Montagne.
C'est l'heure du dilemme car des refus massifs mettraient en péril toute l'organisation aux yeux de l'occupant et la résistance n'est pas prête et surtout pas équipée pour recevoir un si grand nombre de recrues.
Gràce à son rattachement avec les AIA, l'Air obtient que les requis de JM soient affectés en France dans les sites aéronautiques. Tout le travail des cadres sera de se battre contre les collabos et les autorités allemandes pour limiter les départs vers l'Allemagne. Il est trop facile aujourd'hui de fustiger leur action alors que leur position était très inconfortable et mènera à de superbes actions au jour J, justifiant par là même le maintien de l'organisation.
Roussy de Sales demande au Gal d'Harcourt la dissolution, mais c'est abandonner les membres aux Chantiers de Jeunesse alors que Jeunesse et Montagne bénéficie de la dispertion et de la proximité avec les maquis ainsi que des complcités dans le monde aéronautique.
Par malchance le gouvernement de Vichy décide de placer JM sous les ordres du Gal de la Porte du Theil mais le Secrétariat de la Défense Aérienne garde le contrôle des cadres. De la Porte du Theil gère mais ne s'immisce pas dans les activités ni dans l'esprit du mouvement.
Fin août, Henri Ziegler, chef de cabinet de d'Harcourt rencontre Giraud et De Gaulle à Alger pour organiser le passage de JM à la résistance. C'est fort de ces instructions que d'Harcourt ne dissoudra pas le mouvement malgré le STO.
* Jeunesse et Montagne rejoindra l'ORA le jour du débarquement,
* L'ORA fournira l'armement,
* JM aura des missions en rapport avec l'aéronautique.

Mais août 43 est aussi la date du débarquement en Italie. Les allemands reprennent le contrôle des frontières suisse et italiennes. Le maquis pille des sites de JM pour survivre et d'inévitable connexions s'établissent alors que la discipline doit se resserer jusqu'au "D day" d'autant que la résistance n'est pas prête en terme d'équipement.


1944 Le passage à l'action :

Janvier 44, les allemands s'attaquent aux maquis et exigent que Jeunesse et Montagne quitte les Alpes brisant tous les montages prévus. Le 1er février les Groupements Jeunesse et Montagne sont dissous. Les effectifs sont versés à la production industrielle, de préférence aéronautique.
Tous les chefs et instructeurs sont regroupés sous le couvert du commissariat aux sports pour encadrer en montagne tant que de besoin des camps d'entrainement au profit de la résistance. L'école des cadre est maintenue au titre de l'encadrement des apprentis au profit des AIA, mais elle se replie le 12 mai à Murols dans le Massif Central. Ziegler, chef d'état major FFI du Gal Koenig est en contact avec Archaimbault à Vichy.
Le 3 juin sur ordre de Londres Thollon rejoint avec toute l'école des cadres la résistance (groupe RENAUD). Son groupe de 160 hommes est fortement armé par des parachutages les 5 et 14 juillet et agrège toute la résistance Air dans le Massif Central comme le centre d'apprentissage d'Authezat, la compagnie de défense passive de Clermont, des poussins de l'Ecole de l'Air et même d'une Cie polonaise de travailleurs des barrages du Cantal.
Le 30 août le groupe Renaud compte 800 hommes organisés en 6 compagnies et devient la COLONNE RAPIDE N°6 des FFI d'AUVERGNE rattachée à la division Auvergne. Enfin 1° septembre elle compte plus de 1300 hommes et participe à l'assaut de Lyon le 3 septembre. C'est son chef THOLLON qui entre le premier à l'hotel de ville.
Elle talonne l'ennemi dans le nivernais et coupe la retraite à une colonne allemande de 18000 hommes qui se rend. Elle devient alors 2° demi brigade de la division Auvergne.
Lcl FFI, Thollon reprend ses galons de Cne et prend le comandement du groupe de chasse II/8 Saintonge le 1.12.44 où il retrouve certains camarades de JM.
C'était bien là le fondement de JM, se préparer à reprendre un jour le combat !
Mais ce n'est pas le seul fait d'armes de Jeunesse et Montagne car dès le 4 juin Roussy de salles avait lancé l'ordre à tous les chefs de JM de rejoindre les maquis autour du centre école dirigé par Thollon pour le massif central et de la Mure pour les Alpes. Dans les Alpes il est impossible de constituer des unités complètes, c'est pourquoi les chefs Ripert, Constant et Rouillon répartissent leurs hommes au sein des secteurs alpins de l'Armée Secrète qui mènent des actions de harcèlement. 4 compagnies Jeunesse et Montagne sont créées : Gorecki en Belledone, Constant en Champsaur, Leininger en Dévoluy et Ripert dans l'Oisans. Si cela représente peu d'unités, en fait de trés nombreux membres de JM ont rejoint les FFI et en constituent bien souvent l'armature. La Cie STEPHANE redoutable d'efficacité comprendra 7 chefs de groupe sur les 9 issus de JM et de nombreux volontaires qui brilleront par leur connaissance de la montagne. Leininger réussira même à créer un maquis sur les flans de l'Obiou dont tous les cadres sont JM.
En ce qui concerne les détachements dans les usines la tâche fut plus ardue. Le colonel ALIAS représentant de l'ORA donna tous les contact des réseaux à Constant mais ceux ci sont réticents à intégrer JM pour des raisons de logistique et d'armement. Cette quête de Constant aboutira néanmoins à l'intégration de certains groupes des AIA au sein des maquis.


Epilogue

Organisation officielle et soumise à ce titre, à l'obéissance à l'égard du gouvernement en place, contrainte à la plus grande prudence vis à vis des autorités d'occupation et de la Commission d'Armistice, l'existence de JEUNESSE et MONTAGNE fut placée d'emblée sous le signe de l'ambiguité et de l'équilibrisme.
Malgré des plans toujours contrariés par les évènements et les décisions de l'occupant, le message subliminal de la résistance passive et de la préparation à la reprise du combat ne s'est jamais effacé. L'engagement de JEUNESE et MONTAGNE dans la libération de la France sous toute ses formes a justifié le bien fondé de l'engagement de certains généraux au sein de Vichy qui n'ont pas craint de se salir en participant à ce gouvernement félon. Ils ont saisi toute l'importance de garder pour cette jeunesse déroutée un esprit de corps et le goût de l'effort propre à faire renaître la France. Ils ont permis à des milliers de jeunes de vivre une expérience humaine unique et de leur donner une ligne de vie.
Qu'ils aient pour nom Lionel TERRAY, Robert THOLLON, René PAYOT, Louis LACHENAL, James COUTTET,André TOURNIER, Gilbert CHAPPAZ, Gaston REBUFFAT ou Honoré BONNET, Chefs ou simples Volontaires il n'est pas un ancien qui n'ait trouvé dans les rudes mois vécus dans les montagnes sous l'uniforme bleu de Jeunesse et Montagne, la formation exemplaire propre à façonner des hommes dignes de ce nom.

De Gaulle aura su saisir cette différence entre ceux qui ont collaboré et ceux qui ont préparé le retour de la France en s'appuyant sur eux.
As de la bataille de France aux 8 victoires,Le Lcl (FFI) Thollon, redevenu Cne de l'Armée de l'Air et prenant le commandement du GC II/8 le 1.12.44 a dû mesurer le chemin parcouru de l'Armée de l'Air défaite à Jeunesse et Montagne puis à l'Armée de l'Air conquérante.

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