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Si Ader et quelques précurseurs ont foi dans ses possibilités futures, ce n'est que lors des grandes manoeuvres précédant la Grande Guerre que l'avion se révèle l'auxiliaire indispensable de l'artillerie. A la veille du premier conflit mondial, les pilotes de l'armée sont habitués aux manoeuvres avec les autres armes. Les premières à l'occasion desquelles l'aviation est invitée sont celles de Picardie en septembre 1910. Les appareils sont plus sûrs et mieux adaptés à leur fonction militaire et le premier concours d'avions militaires se tient à Reims, en octobre-novembre 1911.





Au début du premier conflit mondial, l'aviation se voit assigner des missions de reconnaissance, d'observation, de réglage d'artillerie et de liaison. L'avion n'est pas encore armé, seuls quelques pilotes disposent d'une carabine pour leur propre défense en cas d'atterrissage imprévu en zone hostile. Le 5 octobre 1914, se déroule le premier combat aérien : le sergent pilote Frantz et son mécanicien Quenault abattent un avion ennemi grâce à une mitrailleuse Hotchkiss montée sur leur avion. Si l'aviation de chasse naît de la nécessité d'interdire à l'ennemi le survol de nos lignes, les chasseurs ne sont toujours munis que d'armes à faible portée, comme des carabines, des mousquetons et des armes de poing. Le 31 octobre 1914, le commandant Laurens effectue le premier vol de reconnaissance de nuit et rédige un rapport qui fera date sur le vol de nuit en opérations. Du 1er au 18 avril 1915, Garros démontre la validité du tir à travers l'hélice, mais la mise au point de la synchronisation de l'hélice et de la mitrailleuse n'intervient que plus tard, tant en France qu'en Allemagne. En 1915, le bombardement s'organise et c'est le commandant de Goys qui est chargé de mettre sur pied le premier groupe, soit 3 escadrilles et un parc. En août 1915, quatre groupes à 6 avions par escadrille sont formés. Le 19 juillet 1915, Guynemer obtient sa première victoire, avec son mécanicien Guerder. Au cours de la guerre, l'aviation a enregistré de nets progrès et les spécialités chasse, bombardement, reconnaissance et observation (la moitié des appareils) sont nées. Les leçons tirées du premier conflit mondial confirment déjà que l'aviation doit être employée en masse pour être efficace : la bataille aérienne ne peut en effet être gagnée que par celui qui concentre ses forces en un point donné, à un moment donné, peut s'assurer la maîtrise au moins locale du ciel. Notons enfin que pendant la Première Guerre mondiale, près de 17 000 pilotes ont été formés à l'intérieur, sous la responsabilité du colonel Girod, inspecteur général des écoles.



1920 : le terrain, le régiment : C'est sur un terrain dont la piste en herbe est au centre du dispositif général que vivent les unités, des hangars abritent les avions, des baraques démontables pour le personnel. L'unité stationnée, le régiment, mille personnes environ, comprend un état-major, un parc, des groupes et des escadrilles. Si le groupe dirige les escadrilles, c'est au sein de ces dernières que se déroule l'instruction aérienne et que s'organisent les missions. Elles mettent chacune en oeuvre une dizaine d'appareils pour la chasse, ou le transport.

1932, une base aérienne : Une base comprend un état-major de brigade, un centre d'instruction (services généraux, mobilisation, perfectionnement des réserves), un parc d'aviation, un bataillon de dépôt (services administratifs, compagnies de dépôt, service de santé, section de fusiliers, section des engagés). A Dijon, dans l'une des nouvelles bases aériennes créées, stationnent cinq escadres: deux de reconnaissance, deux d'observation, une de chasse. Toutes ces unités qui se composent de deux groupes à deux escadrilles et disposent d'une administration allégée. Ce sont les éléments fixes, ceux de la base, qui sont chargés de pourvoir aux besoins des unités aériennes. Pour ce faire, ils groupent les différents moyens nécessaires (instruction, ravitaillement, administration, mobilisation et garde).




Le 10 mai 1940, les unités sont réparties en 4 zones d'opérations aériennes (nord, est, sud et Alpes).
Le choc principal est supporté par les 450 appareils, pour la plupart anciens, de 19 groupes de chasse qui se battent contre les 2 200 bombardiers, 1 500 avions de chasse et 500 appareils de renseignements de la Luftwaffe.

Du mois de septembre 1939 au 17 juin 1940, à la date de la demande d'armistice, les groupes de chasse français engagés dans la campagne de France ainsi que la Royal Air Force revendiquent quelque 1 000 victoires.
Le 8 mai 1945, à la signature de l'armistice, 600 victoires aériennes supplémentaires sont revendiquées par l'aviation de chasse française. L'armée de l'air compte plus de 110 000 hommes et 1 500 appareils dont 1 230 en première ligne.



Le 14 décembre 1945, intervient la première mission de chasse en Indochine.
Le 8 mai 1954, la bataille aérienne de Dien Bien Phu s'achève et, en novembre 1954, les premières opérations aériennes débutent en Algérie.

En novembre 1956, l'armée de l'air est engagée dans la campagne de Suez et, en juillet 1961, l'escadron de chasse 1/2 "CIGOGNES" est opérationnel sur Mirage III C.
Le 1er octobre 1964, intervient la première prise d'alerte opérationnelle 24 heures sur 24 par un escadron des forces aériennes stratégiques équipé en Mirage IV A.

En 1984, la base aérienne-type est une plate-forme où oeuvrent plus de 2000 militaires de tous grades, représentant tous les corps de métiers ou presque. Groupés au sein d'une mosaïque d'unités, tous ces spécialistes ont un objectif commun et unique: permettre à l'escadre d'accomplir sa mission opérationnelle sur des avions de plus en plus complexes et performants (le groupement école, ou le centre de détection et de contrôle, tient la place et joue le rôle de l'escadre sur certaines bases aériennes : bases support, stations de défense aérienne).

Elle comprend :
......Un chef unique : le commandant de base est le seul responsable de toutes les activités de sa base: opérations, administration, logistique, etc. (Il est le représentant d'un ou plusieurs commandements spécialisés et du commandement régional).
......Des moyens et services : pour l'exercice de son commandement, le commandant de base dispose sous son autorité de cinq ou six chefs de moyens et de grands services spécialisés dans chacune des principales fonctions exercées sur la base: opérationnelle, technique, administrative, médicale, etc. Ainsi organisés, les différents moyens ou services permettent une meilleure mise en condition de l'escadre en la soulageant au mieux de préoccupations non opérationnelles.


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